Pourquoi cela nous dérange de dépasser au coloriage?
Tu colories un mandala.
Tout se passe bien.
Puis le trait dépasse.
Et là, quelque chose se bloque.
Comme si ce petit dépassement avait tout gâché.
Comme si ce n’était plus “bien”.
Mais pourquoi cela nous dérange autant de dépasser ?
On nous a appris à ne pas dépasser
Depuis l’enfance, on nous répète :
- ne dépasse pas
- fais propre
- reste dans les lignes
- fais bien
Alors, quand un trait dépasse, on ressent :
- une gêne
- une frustration
- une impression d’avoir raté
Même si personne ne le voit.
Le coloriage devient alors une recherche de perfection.
Le dépassement casse l’illusion du contrôle
Quand on colorie, on a l’impression de maîtriser.
Les formes sont définies.
Les couleurs sont choisies.
Mais un trait qui dépasse rappelle que tout n’est pas parfait.
Et parfois, c’est justement ce qui dérange.
Parce que dépasser, c’est :
- perdre le contrôle
- accepter l’imperfection
- lâcher le résultat
Et ce n’est pas toujours facile.
Et si dépasser faisait partie du mandala ?
Un mandala n’a pas besoin d’être parfait pour être apaisant.
Au contraire.
Les traits irréguliers, les couleurs différentes, les petits dépassements
rendent chaque mandala unique.
Dépasser, c’est aussi :
- respirer sans pression
- lâcher la perfection
- colorier pour soi
- profiter du moment
Et parfois, ces petits défauts rendent le mandala plus vivant.
Apprendre à dépasser doucement
Tu peux essayer :
- ne pas corriger
- continuer malgré l’erreur
- accepter l’imperfection
- regarder le mandala dans son ensemble
Souvent, le dépassement disparaît dans l’ensemble.
Et même s’il reste… ce n’est pas grave.
Le but n’est pas de réussir.
Le but est de ralentir.
Conclusion
Dépasser ne gâche pas le mandala.
Dépasser fait partie du moment.
C’est même parfois là que commence le lâcher-prise.
Et si tu laissais ton prochain trait dépasser… juste pour voir ?
Prends une pause,
respire,
et laisse les couleurs faire le reste.
Myndalita 🤍


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